Aujourd'hui, on a prévu de faire un tour à pied ou à vélo et de se baigner à la plage de Fare, mais on est amené à changer de programme après le petit déjeuner. On s'arrête à la réception pour réserver le tour du lagon en bateau pour demain. La cuisinière appelle donc Huahine Nautique qui s'en occupe. Ils nous disent qu'ils préfèrent nous prendre aujourd'hui car ils ne savent pas s'ils feront une sortie demain. On accepte, mais il faut se préparer très vite car le départ est à 9h et il est déjà 8h30. On essaye de changer la pellicule de l'appareil aquatique, mais on ne se rappelle plus comment on l'installe (vive le numérique !). Au bout de 10 min acharnés, on y arrive enfin et on se dirige vers la réception où on vient nous chercher. Nous attendons avec un autre couple et un homme qui voyage seul (ça fait bizarre car on ne croise que des couples) et qui nous fait beaucoup penser à Jean Claude Dusse (moustache, un peu dégarni, la quarantaine, chemise rouge à fleur et short jaune à fleur...). C'est avec eux que nous sommes arrivés de l'aéroport et on à l'impression qu'il n'y a que nous dans toute la pension. Un 4X4 arrive et nous emmène à Huahine Nautique à Fare. On fera le tour en pirogue. Nous rencontrons notre guide, Paka (cannabis en tahitien) et Claude son second et accessoirement spécialiste en requins. En attendant les autres passagers, ils nous font visiter un bungalow flottant. Il est loué pour les voyages de noces, en particulier par des américains.
     Nous sommes au complet: un couple de marseillais, les trois autres de notre pension et une famille de neozélandais de quatre personnes. Il ne reste plus qu'à prendre un couple à l'hôtel Te Tiare qui n'est accessible que par bateau. Nous passons ensuite sous le pont qui relie les deux iles qui composent Huahine, soit Huahine Nui et Huahine Iti. On s'émerveille toujours autant de la couleur de l'eau qui n'est pas du tout la même qu'à Moorea. Elle est verte émeraude.
     Notre premier arrêt s'effectue à la ferme perlière montée sur pilotis au milieu du lagon. Un petit cours sur la fabrication des perles. Les perles ne sont pas naturelles. C'est les japonnais qui l'ont inventées. Il faut introduire un corps étranger (nucléus) dans la gonade de l'huitre, ainsi qu'un morceau de la partie externe de l'huitre (la substance noir) qui fabrique la nacre. Et il n'y a plus qu'à attendre de voir si la greffe a prise ou non. Puis, on nous emmène dans la boutique où l'on admire des perles montées et des perles nues. On décide de ne pas acheter pour l'instant et de revenir dans deux jours car il y a trop de monde. Nous reprenons le bateau et nous dirigeons vers le jardin de corail où nous allons faire un peu de snorkelling. Il y a un peu de courant et on se laisse juste dériver. Le bateau viendra nous chercher (on l'espère !). On aperçoit deux requins pointes noires (la panique !) et Caro voit un poisson clown. Il y a trois ou quatre mètres de profondeur. Les poissons ne sont pas tellement de sortie aujourd'hui, peut être à cause des averses de pluie... ou des requins ! C'est un peu flippant de se laisser porter par le courant, d'autant plus que le bateau est loin derrière. Le bateau nous récupère quand même et nous remontons à bord facilement. Après avoir vérifié que tout le monde est là, nous partons en direction du motu Taiahu pour le pique-nique.  C'est un petit ilot paradisiaque à l'eau limpide. Nous allons manger du Mahi-Mahi cru au lait de coco préparé à la dernière minute par Paka. La recette consiste à prendre du poisson cru coupé en dés, de mettre du sel et du jus de citron dessus pour que le poisson cuisse un peu (il change de couleur). On ajoute des crudités coupées en lamelles (chou rapé, concombres, tomates, poivrons, carottes rapé) et enfin, presser la noix de coco rapé pour donner le lait. C'est excellent !!! il y avait d'autres choses comme du poulet, du taboulé et du riz (beaucoup plus classique). En dessert, on nous sert du melon et de la pastèque cultivés directement sur le motu, c'est trop bon! Paka nous ouvre en prime une noix de coco. Ca n'a pas du tout le même goût qu'en métropole. Après manger, on fait une petite baignade, puis nous repartons pour le sud de l'ile. On fait une pause pipi sur une plage qui aurait appartenu à Julio Iglesias, mais qui est laissé à l'abandon depuis des années. Notre dernier arrêt est à un aquarium naturel où on (ou plutôt Claude) va donner à manger au requins pointes noires. C'est pas très rassurant, mais bon apparament, ils sont inoffensifs. Claude descend en premier avec des morceaux de poissons. On descend ensuite avec masque et tuba. Tout le monde ne vient pas, il y en a qui ont les pétoches! Tout est aménagé. Il y a une sorte d'estrade sous marine sur laquelle on tient debout et une corde pour se tenir. on va en premier à celle qui est perpendiculaire au bateau (et la plus loin !). Il y a des requins partout... devant et derrière...! Caro, pas très rassurée, décide, après avoir regardé si le chemin était libre, d'aller sur l'estrade parallèle au bateau et surtout plus proche. Il y avait une bonne dizaine de requins et pleins d'autres poissons comme les poissons papillons très gourmands. Une fois le festin terminé, les requins s'en vont. Nous remontons sur le bateau et rentrons à Fare. On nous ramène au Fare Maeva. Nous constatons à notre arrivée que la pension s'est faite prendre d'assaut par un bataillon de l'armée française. Il y a des militaires dans tous les bungalows. On espère juste qu'il ne vont pas trop faire la bringue. On prend l'apéro, on va au resto de la pension. Ce soir, on a envie de viande. On prend deux entrecôtes. La viande neozélandaise n'est pas mauvaise. La bière coule à flot chez les militaires et Jean Claude est toujours seul à sa table... Durant le diner, un gecko vient importuner Caro sur sa chaise et elle est obligée de changer de chaise avec la table d'à côté pour être tranquille. On rentre bien sagement après une petite photo des étoiles sur la plage.

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Biz
Les Kilikolos.